Ecorché vif , j'suis peu branché, mes feuilles s'compose de ratures, d'rage et d'vers durs
Mon écorce s'effrite, penché sur ce recueil censé mêlé pâturage et verdure
Epineux est le problème, je perds la sève comme devant la vue de bas Aubade
En panne, sans brins d'idees, glissant sur une brindille dans l'escalade du Baobab
Racine d'un récit trop peu carré pour prétendre au talent de Pythagore
Fruit pourri issu d'une récolte aujourd'hui terrée sous des épitaphes d'or
Ma photo fanne au pied du tronc comme si j'avais de mon arbre, géné la logique
J'aurai beau bosser toute ma vie, ma courbe de genie face a eux se dessine à l'oblique
Contemplant les genérations héroiques qui s'accumule sur ce grand connifere
J'admire à son pied mes origines ,brûlant mes jours sur le bûcher de l'enfer
Emoussé par sa vue le manque de gaieté a rendu la cime terne
Plus de pleurs devant cet arbre ,que de souffrance au cimetière
Tellement fier de sentir mon sang coulé sous la résine
Mélancolique quand devant ma généalogie j'prend racine
Tournant les pages d'un album photo sous cellophane
Ma feuille s'éteint et se froisse, apparemment c'est l'automne.
par $hab'
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